Retraite de yoga en Équateur

L’ÉQUATEUR
DU SURF, DU YOGA & BEAUCOUP D'AMOUR !

Je suis allée en Équateur pour le travail. Mais au final ça a été beaucoup plus qu’un déplacement pro ! C’est un voyage qui m’a permis de comprendre beaucoup de choses sur moi-même.

Olón, ce paradis caché

Olón c’est un petit village à côté de Montañitas, sur la côte équatorienne. C’est pas vraiment un spot à touristes. Il doit y avoir à peu près 8 rues dans le village et tu as le choix entre manger à la pizzeria ou dans la petite cabane en bois sur la plage. Et pourtant je me suis imaginé vivre quelques mois là-bas. C’est petit, oui, mais il y a l’essentiel. C’est comme un retour au basique, pour se passer de tout ce superflu qui peut nous faire ressentir de la pression inutile.

Et perso moi j’ai tout ce dont j’ai besoin là-bas :

  • Une bonne connexion internet pour travailler
  • La plage pour chiller et courir tranquille le matin
  • Elba, la meilleure prof de yoga au monde (en toute objectivité !)
  • Un marché de produits bio
  • Du calme !
le village d'Olón en Équateur
le village d'Olón en Équateur
le village d'Olón en Équateur
le village d'Olón en Équateur

Tu me mets là-bas avec mon mec + mon chien = la vie est belle ! Pourtant quand j’y suis allée c’était l’hiver, donc le ciel était gris et il faisait froid et humide. Pas vraiment ce que je m’étais imaginé de l’Équateur… Et même dans ces conditions je me suis sentie bien !

C’est drôle parce que j’y ai découvert une petite communauté d’expats hyper intéressante. Certains diraient que ce sont des hippies, mais moi je les ai trouvés hyper à l’écoute, sincères et avec de jolies valeurs. Et surtout j’ai pris le temps pour moi-même. J’ai bien mangé, je me suis fait chouchouter par une équipe géniale, j’ai beaucoup dormi, j’ai passé un temps précieux avec ma meilleure amie et j’ai remis les pendules à l’heure.

le village d'Olón en Équateur
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le village d'Olón en Équateur

Vikara

Vikāra veut dire transformation en sanskrit. Je l’ai appris une fois arrivée à Vikara, ce centre de yoga, de surf et de plantes médicinales à Olón. Et ce n’est vraiment pas par hasard que je suis allée là-bas, j’ai vraiment l’impression d’être rentrée chez moi différente après cela.

 

Premier gros challenge pour moi : apprendre à surfer !

J’ai toujours eu envie de faire cela, mais après avoir frôlé la noyade en Australie il y a quelques années, j’ai fait des crises d’angoisse dans la mer quand je sentais que je n’avais plus le contrôle. Pas très fun… Du coup je manquais de me noyer à nouveau puisque je respirais comme une attardée à cause de la peur et parce que mon cerveau n’arrivait plus à fonctionner correctement. Ça fait une sacrée drôle d’impression quand on sent qu’on est sur le point de mourir, que notre corps n’a plus de forces. Je voyais bien que c’était quelque chose qui m’avait marqué et je ne voulais pas que cet incident change la façon dont je m’amuse dans les vagues. J’ai toujours aimé cela, alors j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes ! Quoi de mieux que de se faire éclater la tronche par les vagues sur une planche de surf hein ?

Bon j’étais super impatiente mais quand même pas mal anxieuse à l’idée de mettre cela en pratique. Et voilà l’heure de la première leçon de surf. Bien évidemment le prof de surf est canon donc je fais pas trop la maligne. Mais quand même après les échauffements, au moment où il dit « À l’eau ! », je ne peux pas m’empêcher de lui dire que j’ai la flippe, que les vagues sont grosses et que je vais rester sur la plage pour voir comment ça se passe d’abord. Et tout naturellement il me dit « c’est toi qui vois ! Moi je t’assure que je vais te surveiller, que tout va bien se passer, mais c’est toi qui vois si tu me fais confiance ou pas ! »

Bon okkkkkkkk, je vais dans la mer ! ^^

 

Et vous savez quoi ? Je me suis éclatée !! Je me suis éclaté les genoux, certes, mais j’étais en kiff total !

Il y a eu quelques moments où j’avais un peu peur les premiers jours, mais il suffisait que j’écoute ce que le prof me disait pour oublier et me concentrer sur mon objectif. Et après une semaine de pratique, je pouvais me mettre debout sur la planche, tourner à droite ou à gauche. C’était pas très gracieux, un peu comme un enfant qui apprend à faire du vélo sans pédales, mais quand même il y avait une nette amélioration. Bon en même temps je partais de 0, voire de -20 ! Mais le plus important c’est que je n’avais plus peur !! J’avais des fous rires à nouveau dans les vagues alors que je me faisais sacrément remuer.

Ensuite, comme je vous disais, c’était l’hiver quand je suis allée là-bas, et franchement il y a des fois où je serais bien restée au chaud. Mais j’étais super motivée ! J’y suis allée tous les jours, même sous la pluie, et j’ai été largement récompensée !! Me retrouver debout sur une planche de surf, sentir la puissance des vagues vibrer sous mes pieds, voir ma meilleure pote à côté de moi avec un sourire d’enfant et réaliser qu’on est sur la même vague, admirer les pélicans pêcher au coucher du soleil à quelques mètres de nous… LE KIFF !

Et surtout cette crise de fou rire à cause de ma combinaison de surf ! J’étais bien évidement pas du tout équipée, et j’avais froid donc Roey m’a gentiment prêté sa combinaison. Mais une combi homme en taille M n’est pas tout à fait ce que mon petit corps de XXS avait besoin. Et c’est après une heure passée à me lever sur ma planche en ayant l’impression que j’avais des poteaux à la place des chevilles que je me suis rendue compte que j’avais toute l’eau de la mer dans ma combi. Ambiance années 70 avec mon patte d’eph sur la planche !!

apprendre à surfer en Équateur
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Découvres
12 astuces qui
vont te donner
le courage
& la confiance nécessaire pour
partir à l'aventure.

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Roey c’est le propriétaire de Vikara. C’est ce magicien qui a réussi à réunir des personnes incroyables autour d’un beau projet : créer un espace pour que chacun puisse se ressourcer, se reconnecter avec soi-même et les personnes qu’on aime, et se donner le courage de suivre nos intuitions. Parce qu’à Vikara, je n’ai pas juste surfer !

J’ai fait du yoga tous les jours aussi. Le yoga, c’est mon truc ! Mais j’ai franchi un cap grâce à Vikara. Elba, la prof de yoga, est incroyable. Qu’on soit novice ou expert en yoga, elle va nous enseigner une tonne de chose. Pas juste sur le yoga… Elle m’a ouvert les yeux sur l’ambivalence qu’on porte tous en nous, elle a su trouver la clé pour débloquer un truc en moi. Elle m’a notamment fait faire une pose de yoga qui a provoqué une explosion de sanglots. Les premières secondes j’ai cru que j’étais ensorcelé haha ! Je ne comprenais vraiment pas pourquoi je pleurais, et je sentais que c’est quelque chose qui venait de mon estomac, quelque chose de profond. Mais je crois vraiment que c’était nécessaire. Elle m’a écouté, et je sentais que je n’avais pas besoin de beaucoup parler, elle comprenait déjà. J’ai brulé mes peurs avec elle (littéralement). Et j’ai aussi beaucoup ri.

Entre tous ces moments intenses où je faisais beaucoup de sport, où j’étais concentrée sur les sensations de mon corps, pour laisser un peu d’espace à ma tête qui réfléchit trop (comme beaucoup de personnes), j’ai fait un peu de place pour recevoir de nouvelles «vérités». Et j’ai fait ma première cérémonie d’Ayahuasca…

Entre tous ces moments intenses où je faisais beaucoup de sport, où j’étais concentrée sur les sensations de mon corps, pour laisser un peu d’espace à ma tête qui réfléchit trop (comme beaucoup de personnes), j’ai fait un peu de place pour recevoir de nouvelles «vérités». Et j’ai fait ma première cérémonie d’Ayahuasca…

Retraite de yoga en Équateur
Retraite de yoga en Équateur
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le village d'Olón en Équateur
le village d'Olón en Équateur

Ma cérémonie d’Ayahuasca

L’Ayahuasca est une boisson préparée à l’aide d’une racine provenant d’Amazonie. Utilisée depuis la nuit des temps par les tribus amérindiennes, elle a des pouvoirs hallucinogènes qui permettent de se reconnecter avec soi-même, avec les autres et avec la planète.

Moi ça fait quelques années que j’en entends parler. Vivant en Colombie, j’ai pu voir qu’il y a tout un business qui s’est créé autour de ça et pour être honnête ça me faisait plutôt peur… Comme tout le monde, j’ai vécu de trucs cools et des trucs moins cools, je me trimballe mon petit lot de casseroles, mais je me suis forgé une carapace, j’ai beaucoup lu de livres pour analyser ces différents évènements et la vérité c’est que je vais bien ! Je ne voulais pas prendre le risque d’avaler un hallucinogène qui potentiellement pourrait détruire en quelques heures tout le travail que j’avais fait ces dernières années. Ça, et le fait de ne pas contrôler ce qui se passe. Bref, j’avais décidé que ce truc-là n’était vraiment pas pour moi. Et puis l’idée de vomir tout une nuit sans dormir ne m’enchantait pas non plus…

Donc quand Roey m’a proposé de faire une cérémonie d’Ayahuasca, j’ai poliment refusé. Et puis j’ai rencontré Aimé, le shaman. On devait faire des photos de lui pour le site web de Vikara. J’ai tout de suite été fasciné par cet homme. Dès qu’il se mettait à sourire, j’avais l’impression de voir un enfant. Un sourire sincère, entier, pur. J’ai eu un super feeling avec lui, la discussion était fluide, je me sentais à l’aise. Après cette séance photo, je reçois une mauvaise nouvelle sur mon téléphone. Encore une… À ce moment-là, j’étais dans une spirale ou rien ne se passait comme je l’espérais. Donc j’ai décidé « bon peut-être que c’est un signe ? Peut-être qu’il faut se laisser aller et tenter des choses que je n’ai jamais fait ? »

Moins de 24 heures après, j’étais assise sous un tipi, au coin du feu, dans un jardin luxuriant en Équateur. Il y avait ma meilleure amie de l’autre côté du foyer, des cristaux sur le sol, des instruments de musique traditionnels, le shaman et sa femme et je m’apprêtais à vivre la nuit la plus incroyable de ma vie…

ma cérémonie d'Ayahuasca en Équateur
ma cérémonie d'Ayahuasca en Équateur
ma cérémonie d'Ayahuasca en Équateur
ma cérémonie d'Ayahuasca en Équateur
ma cérémonie d'Ayahuasca en Équateur

Je ne peux pas vous raconter en détails ce qui s’est passé. Ce serait trop long et puis j’aurais vraiment l’impression de me mettre à nue pour le coup ! Mais c’était le truc le plus puissant que j’ai expérimenté. J’ai vu des couleurs, des textures que je n’avais jamais imaginées. J’étais face à mes peurs, je les ai ressentis dans mon corps, j’ai vu à quel point j’étais forte. J’ai fait partie de la terre (littéralement je voyais dessous le sol, j’étais moi aussi de la terre; bizarre formulé comme cela mais fascinant quand on le vit).  J’étais en connexion absolue avec le son des animaux autour de moi, je respirais tellement profondément. J’ai vu mon animal totem, que dis-je ? Je me suis transformée en animal en l’espace de quelques secondes. J’ai reçu la visite de divinités que je ne connaissais pas - j’ai dû faire quelques recherches pour comprendre tous les messages que j’avais reçu, et même si j’adore le yoga je ne connais rien au bouddhisme, alors quand j’ai vu une image d’une déesse correspondant exactement à tous les symboles présents pendant ma cérémonie, j’étais choquée !

Et la nuit fût longue de découvertes…. Au petit matin, je n’étais pas fatiguée, j’étais heureuse et soulagée. Je pense sérieusement que pendant cette nuit-là je me suis débarrassée d’un tas de trucs inutiles que je me trimballais et qui me compliquaient la vie. Je suis convaincue aussi qu’on se traine les peurs, les non-dits et les secrets de nos parents, de nos grands-parents et des générations précédentes. On n’y peut rien, c’est dans notre sang. On ne le comprend même pas. J’ai l’impression d’avoir appris à être indulgente envers moi-même et envers ces générations précédentes et ça fait du bien !

 

Je remercie Roey de m’avoir donné l’espace nécessaire pour prendre cette décision, de m’avoir écouté sans jugements, d’avoir été présent en me donnant beaucoup de liberté. Même si cette première expérience d’Ayahuasca fût éprouvante pour moi (alors que ça a été un moment de douceur et de bien-être pour mon amie, chaque expérience est différente), je veux recommencer ! Mais à une seule condition : ce sera à Olón entourée de l’équipe de Vikara ! Je me suis sentie en sécurité tout en étant extrêmement autonome. J’étais comme à la maison, mais sans mes problèmes, mes impératifs, et mes casseroles que je trainais depuis trop longtemps.

Donc si tu me demandes aujourd'hui ce que je pense d'Olón, ce petit village qui ne paye pas de mine, je te répondrais avec le sourire que c'est une terre fertile qui m'a permis de mieux vivre et d'apprécier chaque moment sans me préoccuper pour le futur, de faire confiance aux évènements car chaque chose, bonne ou mauvaise, arrive pour une raison .
Et je te dirais aussi que je sens que je vais y remettre les pieds...

3 Comments

  1. Camille on 15 May 2019 at 2:24 am

    Wahou, quelle expérience !
    J’ai adoré te lire, merci d’avoir partagé ces moments avec nous ! Moi aussi ça me fait un peu peur l’ayahuasca, j’aurais vraiment peur de partir en bad trip… Mais tu as eu raison de saisir cette opportunité, la vie ne te l’a sans doute pas proposé par hasard. Et puis le vivre avec sa meilleure amie ça a quelque chose de réconfortant, je trouve !

  2. Jessy on 1 May 2019 at 9:22 pm

    Waouh… Super article. Ça donne tellement envie. 😉

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